FAQ sur le cancer colorectal
- Qu’est-ce que le cancer colorectal?
- Quelle est l’incidence du cancer colorectal?
- Quels sont les principaux facteurs de risque?
- Comment le cancer colorectal prend-il forme?
- Quels sont les principaux symptômes?
- Quelles sont les méthodes diagnostiques du cancer colorectal?
- Quelles sont les options de traitement?
- Qu'est-ce que la stadification?
- Comment stadifier un cancer colorectal?
- Quel est le taux de survie?
Qu’est-ce que le cancer colorectal?
Le cancer colorectal (CRC) est le cancer du côlon ou du rectum. Les patients qui en souffrent peuvent être guéris si le cancer est détecté à un stade précoce. Une stadification appropriée est importante pour déterminer l’étendue exacte du cancer et évaluer si un traitement est justifié. Ce cancer prend forme dans le côlon, la première et la plus longue partie du gros intestin, ou dans le rectum, section constituant les quinze derniers centimètres du gros intestin. Le côlon se compose de quatre parties :
- Le colon ascendant, qui débute à son point de rencontre avec l’intestin grêle et remonte du côté droit de l’abdomen
- Le colon transverse, qui traverse l’abdomen de la droite vers la gauche
- Le colon descendant, qui descend du côté gauche de l’abdomen
- Le colonsigmoïde, partie du côlon en forme de S qui relie le rectum, qui à son tour est relié à l’anus, l’ouverture par laquelle les déchets de l’organisme (matière fécale) sont éliminés du corps.
Le colon et le rectum sont constitués de plusieurs couches de tissus. Le cancer colorectal prend naissance dans la paroi intérieure et peut, en croissant, traverser quelques unes ou toutes les couches de l’intestin. Le degré de pénétration du cancer à travers ces couches de tissus déterminera le cours et la gravité du cancer. Le cancer colorectal débute par l’apparition de polypes, aussi appelés adénomes, et se développe lentement sur une période de plusieurs années. Après l’apparition du cancer dans les polypes, au lieu de poursuivre sa croissance seulement à l’intérieur de la cavité du colon ou du rectum, le cancer traversera également la paroi de ces organes. Les cellules cancéreuses peuvent alors s’échapper et se répandre, par le système sanguin ou le système lymphatique, à d’autres parties du corps, où elles formeront des « colonies » de tumeurs. Ce processus est appelé métastase.
Quelle est l’incidence du cancer colorectal?
Incidence du cancer colorectal à travers le monde
| Nouveaux cas | Décès | |
|---|---|---|
| États-Unis et Canada | 174 000 | 61 000 |
| Union européenne | 280 000 | 139 000 |
Sources : American Cancer Society, Société canadienne du cancer et European Society for Medical Oncology
Selon le American Cancer Society (ACS), le cancer colorectal est la troisième forme de cancer la plus répandue tant chez l’homme que chez la femme, et constitue la deuxième cause de mortalité par cancer en Amérique du Nord. En 2008, près de 174 000 nouveaux cas seront diagnostiqués et près de
61 000 personnes en mourront aux États-Unis et au Canada. Le cancer colorectal représente près de 10 % de tous les décès par cancer, une donnée qui n’est pas sans surprendre si l’on considère que cette maladie peut potentiellement être guérie lorsqu’elle est diagnostiquée à un stade précoce. Bien que le cancer colorectal puisse se développer à tout âge, plus de 90 % des patients qui reçoivent un tel diagnostic sont âgés de 50 ans et plus.
Quels sont les principaux facteurs de risque?
Tout facteur qui augmente la probabilité de développer une maladie est appelé facteur de risque. Selon le American Cancer Society, les risques de développer un cancer colorectal augmentent avec l’âge (être âgé de plus de 50 ans); les autres facteurs de risque comprennent certaines mutations génétiques héréditaires [la polyadénomatose familiale et le cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC)], des antécédents familiaux ou personnels de cancer colorectal ou de polypes et des antécédents personnels de maladie intestinale inflammatoire chronique.
Bien qu’il soit impossible de déterminer la cause exacte de la plupart des cancers colorectaux, il est possible de le prévenir dans la majorité des cas. Suivre les recommandations de dépistage peut diminuer le nombre de cas de cancers en permettant la détection et l’extraction des polypes qui pourraient éventuellement devenir cancéreux et, du même coup, diminuer le nombre de décès reliés au cancer colorectal par une détection plus hâtive, soit au moment où le cancer peut facilement être traité.
Il est possible de réduire ces facteurs de risque en apportant des changements positifs à son style de vie, par exemple :
- Adopter une bonne alimentation – une consommation réduite en viande rouge et une plus grande consommation de fruits et de légumes
- Faire de l’exercice physique – la pratique d’un exercice sur une base régulière, et ce, même en courtes périodes, peut avoir un effet bénéfique sur la santé; par exemple 30 minutes par jour ou même une marche hebdomadaire de 3 heures
- Maintenir un poids santé
- Restreindre sa consommation d’alcool
- Arrêter de fumer
- Augmenter son apport en calcium par des suppléments alimentaires ou des produits laitiers écrémés
Comment le cancer colorectal prend-il forme?
Presque tous les cancers du côlon et du rectum débutent par des polypes bénins. Ces croissances prémalignes se forment sur la paroi intestinale et peuvent éventuellement prendre de l’ampleur et devenir cancéreuses. L’ablation des polypes bénins est l’une des méthodes préventives efficaces pour contrer la maladie.
Quels sont les principaux symptômes?
Selon le American Cancer Society, un cancer colorectal de stade précoce ne présente généralement aucun symptôme. Les symptômes apparaissent habituellement lorsque le cancer atteint un stade plus avancé. On ne devrait jamais reporter à plus tard ou s’abstenir de passer un test de détection du cancer colorectal pour la simple raison qu’il y a absence de symptômes.
Les symptômes les plus fréquents sont la présence de sang dans les selles de même que des selles inhabituelles, par exemple la diarrhée ou la constipation. Ces symptômes sont également communs à d’autres maladies; par conséquent, lorsqu’ils apparaissent, il est important de passer un examen approfondi. Les douleurs abdominales et la perte de poids sont habituellement les symptômes tardifs d’une possible aggravation de la maladie.
Comme l’apparition de polypes ou d’un cancer précoce est bien souvent asymptomatique, le American Cancer Society recommande des examens pour la détection du cancer colorectal dès l’âge de 50 ans lors des consultations médicales de routine. Ces examens incluent un toucher rectal ainsi qu’une analyse des selles afin d’y déceler la présence de sang (examen appelé test du sang occulte fécal). Une sigmoïdoscopie (examen de la dernière partie de l’intestin à l’aide d’un tube muni d’une lampe), une colonoscopie (examen de l’intestin complet à l’aide d’un tube muni d’une lampe) ou un lavement baryté devraient faire partie des examens médicaux de routine.
Quelles sont les méthodes diagnostiques du cancer colorectal?
La communauté médicale s’entend pour dire que la grande majorité des cancers prend forme dans les polypes du côlon ou du rectum. Les polypes sont des protubérances anormales de tissus à l’intérieur de l’intestin qui, la plupart du temps, sont identifiés lors d’examens diagnostiques ou de dépistage, soit la sigmoïdoscopie pour l’intestin inférieur ou la colonoscopie pour l’intestin dans son entier. Lorsque des polypes sont découverts au cours de ces examens, ils sont prélevés et envoyés au laboratoire de pathologie où ils sont sectionnés et examinés au microscope. Si le rapport de pathologie confirme la présence de cellules cancéreuses, une chirurgie est pratiquée afin d’extraire la tumeur et la région avoisinante du côlon. Lors de la chirurgie, les ganglions lymphatiques qui entourent la zone atteinte sont aussi prélevés et sont habituellement examinés afin de déterminer si le cancer a commencé à se répandre (métastases) par le système lymphatique.
Quelles sont les options de traitement?
La chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie sont les méthodes utilisées pour traiter le cancer colorectal, selon le stade de la maladie. Dans presque tous les cas, le cancer colorectal nécessitera une chirurgie. La radiothérapie et la chimiothérapie seront quelquefois utilisées en complément à l’intervention chirurgicale. Les probabilités de récidive peuvent être réduites lorsque l’intervention est pratiquée à un stade précoce.
Qu'est-ce que la stadification?
Le stade du cancer est une indication de l’étendue de la propagation du cancer. Il est fondé sur un certain nombre de critères, le plus important étant la présence de métastases dans les ganglions lymphatiques. Un patient dont le cancer est confiné à la tumeur, sans propagation aux ganglions ou autres organes, est classé en stade I ou II. Dès l’instant où on détecte la présence du cancer dans les ganglions, le cancer du patient est classé en stade III.
La stadification est primordiale puisqu’elle permet de déterminer le traitement des patients. Généralement, la pratique courante ne prévoit aucune chimiothérapie adjuvante pour les patients ayant un cancer colorectal de stade I ou II. Cependant, un tel traitement est recommandé pour les patients atteints d’un cancer colorectal de stade III.
Comment stadifier un cancer colorectal?
Au moment de la chirurgie du cancer colorectal, la tumeur ainsi que les ganglions entourant cette dernière sont prélevés et envoyés pour examen histopathologique au laboratoire de pathologie. Le pathologiste procède à l’examen sous microscope d’une ou de plusieurs fines tranches prélevées dans chacun des ganglions afin d’évaluer la présence de cancer.
PrevistageMC GCC offre une plus grande précision que les méthodes traditionnelles pour la stadification du cancer colorectal. Ces dernières peuvent induire des erreurs dans l’analyse de l’échantillon puisque seulement une portion de 5 µm de chacun des ganglions est examinée par le pathologiste. Ceci représente un peu moins que 0,1 % de chaque ganglion examiné pour vérifier l’étendue du cancer.
PrevistageMC GCC permet d’examiner l’ensemble des ganglions prélevés (demi-ganglion ou ganglion entier) et utilise une technologie moléculaire (RT-PCR quantitative) pour détecter et mesurer la quantité de GCC mRNA (un biomarqueur pour le cancer colorectal) dans les ganglions.
Quel est le taux de survie?
Selon le American Cancer Society, le taux de survie sur une période de cinq ans s’élève à 90 % lorsque le cancer colorectal est détecté et traité de façon précoce. Toutefois, comme beaucoup de personnes ne sont pas testées pour le cancer colorectal, seulement 39 % de ces cancers sont diagnostiqués à ce stade. Lorsque le cancer s’est répandu à des organes voisins ou aux ganglions lymphatiques, le taux de survie sur une période de cinq ans diminue à 68 %. Chez les personnes présentant des métastases du cancer colorectal à des organes plus éloignés, tels le foie ou les poumons, le taux de survie sur une période de cinq ans n’est que de 10 %.

