Marqueur guanylyl cyclase C (GCC or GUCY2C) pour le cancer colorectal
DiagnoCure détient les droits diagnostiques mondiaux exclusifs sur le marqueur guanylyl cyclase C (GCC ou GUCY2C). En septembre 2008, la Société a lancé son test exclusif PrevistageMC GCC pour la stadification du cancer colorectal. Depuis juin 2011, le test est offert par Signal genetics. Le GCC est un gène codant une protéine présente dans les cellules, normales et cancéreuses, de la paroi intestinale, du duodénum au rectum. Il contribue à nombreuses fonctions, incluant le transport des fluides, la morphologie des glandes tubulaires du petit intestin et la suppression de la tumorigenèse. Le GCC ne s’exprime jamais dans les tissus normaux ailleurs dans le corps humain. Lorsqu’il est détecté hors de l’intestin, il s’agit d’une indication de la présence de métastases du cancer colorectal.
Au début des années ’90, Dr Scott Waldman, de l’Université Thomas Jefferson, a été le premier à découvrir la relation entre le GCC et le cancer colorectal. Dans ses études préliminaires, il a démontré que l’ARNm du GCC était très précis afin de détecter la propagation et la récidive du cancer colorectal, respectivement dans les ganglions lymphatiques et le sang, ce qui représentait une amélioration importante par rapport aux méthodes de détection courantes. À ce jour, plus de 50articles de revues médicales spécialisées ont examiné la relation entre l’ARNm du GCC et le cancer colorectal. (voir les articles scientifiques) En particulier, les résultats d’études sur l’ARNm du GCC, totalisant plus de 1000 patients, ont été publiés à ce jour. Un sommaire des plus récentes études est présenté ci-dessous.
Les études initiales
Le National Institutes of Health (NIH) des États-Unis a octroyé plus de 10 millions $ au Dr Scott Waldman afin de financer deux études cliniques multicentriques, d'une durée de cinq ans chacune, portant sur le marqueur GCC et son utilité clinique potentielle dans le cancer colorectal.
La première étude, portant sur la détection du GCC dans les ganglions lymphatiques afin de déterminer les risques de récidive, a été complétée et publiée dans la revue prestigieuse Journal of the American Medical Association (18février 2009, Vol.301, No.7). L’étude comptait plus de 400 patients inscrits, atteints d’un cancer colorectal et provenant de sites. Les résultats se sont avérés une preuve solide que la présence de GCC dans les ganglions lymphatiques peut prédire avec plus de précision le risque de récidive des patients atteints d’un cancer colorectal de stadeI ou II.
Dans un groupe de 257patients atteints d’un cancer colorectal considérés à faible risque de récidive, selon l’examen histopathologique (soit de stade I et II), lorsque le GCC était considéré avec d’autres facteurs, les patients dont les ganglions s’avéraient positifs au test GCC étaient 4,7 fois plus à risque de voir leur cancer récidiver que les patients dont les ganglions étaient négatifs, et présentait un risque 3,3 fois plus élevé d’en décéder sur une période de trois ans. En fait, les patients dont les ganglions étaient positifs avaient un risque de récidive et un taux de survie équivalents à ceux des patients atteints d’un cancer colorectal de stade III.
La seconde étude financée par le NIH évalue si la détection du GCC dans le sang peut identifier de façon plus précoce la récidive du cancer colorectal.
Le GCC comme marqueur pronostic de la récidive de la maladie
En janvier 2010, lors du Symposium sur les cancers gastro-intestinaux de l’ASCO («ASCO GI»), DiagnoCure a présenté les résultats d’une nouvelle étude sur le marqueur GCC utilisé dans son test PrevistageMCGCC. L’étude examinait les résultats du test GCC sur les ganglions lymphatiques de 123 patients de stade II selon l’évaluation pathologique habituelle. Elle a démontré que les patients qui avaient au moins un ganglion lymphatique positif selon le test GCC avaient deux fois plus de chance de connaître une récidive de leur cancer que les patients dont aucun ganglion ne s’avérait positif. Cette étude a étalement été publiée en mai 2010 dans le Journal of Clinical Pathology (2010, Vol 63, 530-577).
En 2010, DiagnoCure a complété la première phase d’une nouvelle étude clinique appelée VITAR (Validating Indicators To Associate Recurrence Risk) visant à confirmer que le test PrevistageMCGCC peut prédire de façon plus précise le risque de récidive des patients atteint d’un cancer colorectal de stade II, lesquels sont considérés comme présentant un faible risque selon la méthode d’évaluation histologique traditionnelle. Cette étude est pilotée par Daniel J. Sargent, Ph.D., Professeur de biostatistique et d’oncologie à la Clinique Mayo, qui agit à titre d’investigateur principal.
La première phase de l’étude portait sur 241 patients atteints d’un cancer colorectal de stade II patients, provenant de six centres cliniques canadiens et américains. Ces patients avaient tous subi une chirurgie pour leur cancer colorectal au cours des dix années précédentes, et leur état de santé était connu au moins trois ans après la chirurgie. Aucun n’avait reçu de chimiothérapie adjuvante. Par contre, 12 % d’entre eux avaient connu une récidive avec un cancer plus avancé. L’étude a démontré que le test PrevistageMCGCC pouvait stratifier ces 241 patients selon deux niveaux de risque bien distincts. En particulier, dans une sous-cohorte comptant 181 patients présentant des facteurs de rsique tradionnellement favorables (tumeur T3 et au moins 12 ganglions lymphatiques examiné), le test PrevistageMCGCC a identifié que 1/3 des patients présentaient un risque élevé de récidive cinq ans après la chirurgie, et que 2/3 des patients présentaient un faible risque de récidive. Dans cette sous-cohorte, les patients à haut risque avaient 6 fois plus de probabilité de connaître une récidive que les patients à faible risque (27 % contre 4 % respectivement). DiagnoCure prévoit poursuivre la seconde phase de l’étude afin de valider ces résultats initiaux positifs.
Cette étude a été présentée lors du Symposium sur les cancers gastro-intestinaux de l’American Society of Clinical Oncology («ASCO GI») tenu en janvier 2011 à San Francisco et a été publiée en mai 2011 dans Annals of Surgical Oncology.

