Diagnostic du cancer de la prostate

Le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, avec plus de 209 000 nouveaux cas estimés pour 2008 aux États-Unis et au Canada. Le dépistage habituel de ce cancer s’effectue en mesurant le niveau de PSA (antigène spécifique de la prostate) dans le sang de pair avec un toucher rectal. On estime qu’au-delà de 45 millions de tests PSA seront pratiqués cette année à travers le monde, nombre qui devrait augmenter depuis la mise en place officielle aux États-Unis du programme de dépistage du cancer de la prostate comme examen de routine chez les hommes de plus de 50 ans, ce qui représente plus de 35 millions d’Américains. Cependant, la sensibilité du test PSA est sérieusement remise en question par la communauté scientifique alors que sa spécificité, estimée à 27 %[1], requiert d’importantes améliorations. En effet, cette faible spécificité résulte en un nombre élevé de faux positifs qui entraînent plusieurs biopsies inutiles et coûteuses.

Plus la détection est précoce (soit lorsque le cancer est confiné à la glande prostatique), meilleures sont les chances de succès du traitement. Selon le American Cancer Society, 90 % de tous les cas de cancer de la prostate sont détectés alors qu’ils sont encore limités à la prostate ou aux régions environnantes, et le taux de survie pour ces hommes sur une période de cinq ans est de près de 100 %. Un diagnostic de cancer de la prostate est une expérience troublante pour tout homme; une connaissance approfondie et précise, par le patient, de son état de santé et des options de traitement peut aider celui-ci à prendre des décisions personnelles spécifiques à son état.

Pour en savoir plus sur le cancer de la prostate >>

Le test PCA3 - Sommaire

« Le cas des hommes ayant un PSA sérique élevé et un résultat négatif de biopsie de la prostate constitue une problématique sérieuse compte tenu de l’absence d’un test diagnostique précis, » a déclaré le Dr Leonard S. Marks, professeur clinique agrégé d’urologie à l’université UCLA et directeur médical de la Fondation de recherche sur les sciences urologiques, qui est à la tête de l’étude publiée dans la revue scientifique UROLOGY® (69: 532-535, 2007). « Les résultats de cette étude démontrent que le test PCA3 pourrait devenir un nouvel outil pour aider les médecins à traiter le « dilemme PSA » de certains patients. »

En 2000, reconnaissant l’existence de besoins non satisfaits dans la gestion du cancer de la prostate, DiagnoCure a fait l’acquisition auprès de l’Université de Nijmegen (Pays-Bas) d’une licence mondiale exclusive sur toutes les applications diagnostiques et thérapeutiques du PCA3, marqueur génique hautement spécifique au cancer de la prostate. DiagnoCure a par la suite développé une première application diagnostique appelée uPM3MC, laquelle permettait la détection de l’expression de l’ARN du PCA3 dans les cellules prostatiques cancéreuses présentes dans l’urine.

En 2003, la société a signé une entente de licence et de collaboration avec Gen-Probe Incorporated (NASDAQ : GPRO) pour le développement et la commercialisation d’une deuxième génération du test PCA3 sur la plateforme exclusive de Gen-Probe. Depuis 2005, les performances du test de recherche PCA3 de Gen-Probe ont été confirmées par des institutions de renommée internationale et présentées lors de nombreux congrès scientifiques américains et européens. Le test, développé dans une version quantitative, a obtenu une sensibilité analytique supérieure à la forme qualitative originale de uPM3MC. Dans le cadre d’une récente étude portant sur 233 hommes et publiée dans la revue scientifique UROLOGY® (69:532-535, 2007), le test de recherche de Gen-Probe pouvait prédire les résultats d’une reprise de biopsie de façon plus précise que le test habituel fondé sur l’antigène spécifique de la prostate (PSA).

Plusieurs rencontres réunissant des leaders d'opinion ont été tenues aux congrès de l'AUA (American Urological Association), de l'EAU (European Association of Urology) et d'autres congrès importants. Ces rencontres constituent d'excellentes occasions de présenter les plus récentes données sur le PCA3 à des sommités internationales du domaine et de leur faire connaître davantage PCA3. Plusieurs articles sur PCA3 ont également été publiés et on prévoit la publication d'autres articles afin d'accroître la connaissance de la communauté scientifique sur le test PCA3.

Le test est maintenant disponible auprès de plusieurs laboratoires américains qui utilisent les réactifs du PCA3 (Analyte Specific Reagents) de Gen-Probe ainsi qu’en Europe sous l’appellation PROGENSAMC PCA3, un test in vitro avec marquage CE. Il est également possible d'avoir accès au test par l'entremise de deux laboratoires canadiens.

Par ailleurs, la société GlaxoSmithKline a reconnu l’importance du marqueur PCA3 en concluant un accord avec Gen-Probe pour l’utilisation du test PCA3 dans une étude clinique portant sur son médicament Avodart® (dutasteride). Cette étude, effectuée auprès de 6 800 patients dans 27 pays, devrait contribuer à faire connaître le marqueur PCA3 auprès des urologues du monde entier.

Au premier trimestre 2006, le brevet parental de base du marqueur PCA3 a été émis aux États-Unis, confirmant le caractère unique de cet important nouveau marqueur.

Renseignements supplémentaires sur le test PCA3 pour les patients >>

Renseignements supplémentaires sur le test PCA3 pour les professionnels de la santé >>

Projets de recherche sur le cancer de la prostate

Dans le cadre de son programme de recherche sur le PCA3, DiagnoCure a confirmé, dans une étude d’hybridation in situ avec des sondes du PCA3 sur des coupes de cancer de la prostate, la grande spécificité de l’expression de l’ARN du PCA3 dans les cellules épithéliales. Cette étude a également permis d’observer l’expression de l’ARN du PCA3 dans les tissus décrits comme petite prolifération acinaire atypique (ASAP). Certains patients ayant reçu un diagnostic avec ASAP développeront un cancer, d’autres pas. L’expression de l’ARN du PCA3 pourrait permettre d’identifier les patients qui évolueront vers un cancer. Dans cette optique, DiagnoCure a entrepris, au début de l’année 2005, de mener une étude rétrospective sur des coupes de patients ayant été identifiés avec ASAP, et dont on connaît l’évolution clinique du cancer de la prostate, pour étudier le rôle diagnostique potentiel du PCA3 à cet égard.

Par la suite, l'un des axes de recherche visera à prédire l’agressivité du cancer de la prostate d’un patient. En fait, il est bien connu que tous les cancers de la prostate n’entraîneront pas nécessairement la mort, et qu’en conséquence certains patients pourraient vivre toute leur vie avec un cancer de la prostate non traité, et ce, sans être affectés par une médication abusive ou les effets secondaires d’une ablation de la prostate ou de toute autre thérapie agressive. À cet égard, les recherches de DiagnoCure pourraient aider les médecins à décider si un traitement est nécessaire ou non en évaluant la probabilité qu’un patient décède du cancer de la prostate.

 

[1] Spécificité pour un seuil de 4,0 mg/ml. The role of complexed PSA and percent free PSA in prostate cancer detection, Prostate Update, The Canadian Prostate Health Council. S. Tanguay. August 2000, vol. 5, No 1.