Le test PCA3 – section Professionnels de la santé
Première génération d’un test fondé sur le PCA3
En 2002, DiagnoCure a complété le développement d’une première génération du test PCA3, uPM3MC, test non invasif qui permettait la détection de l’expression de l’ARN du PCA3 dans les cellules prostatiques présentes dans l’urine d’hommes, chez les populations à risque. Il utilisait une technique d’amplification et de détection pour évaluer la surexpression de l’ARN du PCA3. En fait, le test de DiagnoCure détectait la présence de deux ARN : l’ARNm du gène PSA, spécifique au tissu prostatique, et l’ARN du PCA3, surexprimé dans les tissus prostatiques. Le taux d’ARNm du PSA permettait de confirmer la présence de cellules prostatiques dans l’échantillon urinaire et en constituait du même coup un contrôle qualitatif. uPM3MC a été retiré du marché en juin 2006 au moment de la commercialisation, par Gen-Probe, de son test fondé sur PCA3.
Le test PCA3 de Gen-Probe
En novembre 2003, DiagnoCure a conclu une entente de licence et de collaboration avec Gen-Probe Inc. pour le développement et la commercialisation d’une deuxième génération d’un test fondé sur le marqueur PCA3 sur leur plateforme exclusive.
L’équipe technique de Gen-Probe a développé une version quantitative de l’ARN du PCA3 sur l’ARNm du PSA, ce qui permettait d’obtenir des résultats plus précis que le format qualitatif employé dans le test uPM3MC. Par exemple, le taux « non évaluable », c’est-à-dire le pourcentage des échantillons qui ne peuvent être testés en raison d’une insuffisance d’ARNm du PSA, a diminué à moins de 5 % des échantillons.
Des études précliniques ont été présentées lors d’importants congrès par des chercheurs de Gen-Probe et de grands centres de recherche sur le cancer, dont la Urological Sciences Research Foundation, le MD Anderson Cancer Center, l’Université Johns Hopkins, l’Université de Washington, l’Université de Nijmegen, et autres.
Les résultats de ces études suggéraient que la spécificité élevée du PCA3 pourrait jouer un rôle important dans le diagnostic du cancer de la prostate, notamment :
Les études ont démontré que l’ARN du PCA3 est de 60 à 100 fois surexprimé, comparativement aux cellules prostatiques bénignes, et ce, dans plus de 90 % des tumeurs prostatiques.- Les études font mention de la spécificité élevée du test fondé sur le PCA3 comparativement à l’antigène spécifique de la prostate (PSA) à la suite d’une biopsie négative.
- Il semble y avoir corrélation entre le résultat du test PCA3 et la probabilité d’un résultat positif lors de la reprise de la biopsie ou d'une biopsie initiale.
- Contrairement au test PSA, le résultat du PCA3 NE semble PAS présenter de corrélation avec les infections qui font augmenter le volume de la glande prostatique, par exemple l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP).
- Dans certaines études, le score du PCA3 était plus élevé chez les hommes dont la prostate présentait un score Gleason plus élevé, indicant ainsi l'agressivité du cancer.
Pour de plus amples renseignements :
- Site externe consacré au PCA3 (en anglais seulement) : www.pca3.org
« PCA3: A Genetic Marker of Prostate Cancer, by A.B. Torres and L.S. Marks, USRF Special Report, 2006 » - Les tests fondés sur le PCA3 offerts par les différents laboratoires
Voir la section Offre commerciale - Brochure sur le test PROGENSA® PCA3 de Gen-Probe offert en Europe (ce test n’a pas encore reçu l’autorisation pour sa commercialisation sur le territoire américain)
Points saillants de deux études confirmant le potentiel clinique du PCA3 pour la gestion du cancer de la prostate
Le PCA3 étudié dans un sous-groupe de 2 400 patients de l’étude REDUCE de GSK
Au début de mars 2010, la valeur clinique du marqueur PCA3 a été confirmée dans deux études mondiales réalisées sur un sous-groupe de 2 400 patients de l’étude REDUCE de GlaxoSmithKline sur son médicament dutastéride. Les études ont été présentées la semaine dernière lors du Symposium sur les cancers génito-urinaires de l’American Society of Clinical Oncology («ASCO GU») tenu à San Francisco. Les résultats ont démontré que le test PCA3 peut aider à déterminer si les hommes chez qui on suspecte un cancer de la prostate devraient subir une nouvelle biopsie, de même qu’à prédire le risque de souffrir d’un cancer malin.
La première étude présentée au congrès était tirée du segment placebo de l’étude REDUCE. Cette étude a démontré que les résultats du PCA3 présentaient une corrélation significative avec les résultats positifs des biopsies de prostate. Ainsi, les hommes qui avaient un résultat du test PCA3 élevé étaient plus susceptibles d’avoir un cancer de la prostate. Plus particulièrement, un cancer a été diagnostiqué chez seulement 6 % des hommes dont les résultats du test PCA3 s’avéraient très faibles, mais chez 57 % des hommes dont les résultats du test PCA3 s’avéraient très élevés.
Les résultats du test PCA3 étaient également en corrélation avec la malignité du cancer (tel que définie par le Score de Gleason) : les résultats médians du test PCA3 étaient plus élevés chez les hommes qui souffraient d’un cancer de haut grade que chez ceux qui avaient un cancer de bas grade. Finalement, le test PCA3 pouvait également prédire la probabilité d’avoir une biopsie positive deux ans après que le test ait été réalisé.
La seconde étude était tirée du groupe de patients qui avaient été traités avec le dutastéride dans l’étude REDUCE. Cette étude a démontré que le test PCA3 pouvait aussi être utilisé pour prédire les résultats d’une biopsie de prostate chez les hommes qui prennent le dutastéride. Ceci a confirmé des recherches précédentes qui avaient démontré que le test PCA3 est supérieur au test PSA sérique pour la détection du cancer de la prostate, et qu’il améliore la précision diagnostique lorsque combiné au test PSA sérique et à d’autres informations cliniques.
Le PCA3 s’avère utile avant même la première biopsie de prostate
En avril 2010, les résultats d’une nouvelle étude européenne de 516 hommes a été présentée lors du congrès de l’Association Européenne d’Urologie. L’étude a démontré que le test PCA3 pouvait améliorer la prédiction du résultat d’une première biopsie de la prostate tout en donnant une indication de la sévérité du cancer. Dans l’étude, les patients dont le score PCA3 s’élevait au-dessus de 35 avaient 3 fois plus de risque d’avoir une première biopsie de la prostate positive que les patients dont le score PCA3 était inférieur à 35. L’investigateur principal, PrAlexandre de la Taille du service d’urologie de l’Hôpital Henri Mondor, Creteil, France, a expliqué: «En combinant les résultats de cette étude à ceux d’une autre étude que nous avons faite chez des patients ayant subi une première biopsie négative, on estime que le test PCA3 a une haute valeur prédictive d’une biopsie positive initiale ou subséquente chez près de 75 % des hommes dont le score PCA3 dépasse le seuil de 35. De plus, l’étude actuelle a démontré que si la biopsie avait été évitée pour 40% des patients dont le score PCA3 était inférieur à 20, à peine 5% des cancers de haut grade (tous de grade7) auraient échappé au diagnostic initial.»
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